Podcast : enfants de taulards

Ils s’appellent Mila, Adel, Imane, Rania, Géraldine et Maxyme. Ils ont entre 5 et 41 ans. Et sont tous des « Enfants de taulards ». Tous grandissent ou ont grandi avec un parent en prison, et avec cette étiquette péjorative. Au mieux en étant occultés, au pire en étant dénigrés.Invisibles dans les statistiques et les études comme dans le débat et les politiques publiques, alors qu‘ils seraient 95 000 dans ce cas chaque année en France.

Ce podcast documentaire en six épisodes leur donne la parole. En écho, des professionnels apportent leur expérience plus globale de la confrontation des enfants à l’univers carcéral. Car si cette problématique relève de l’intime, elle est aussi sociétale.

Un podcast d’Audrey Savournin pour La Provence- Réalisation : Pierre Chaffanjon – Illustration : Sébastien Bagnis

 Prologue

#Prologue - C'est comme vivre avec une cicatrice ouverte toute sa vie »

Quatre enfants d’aujourd’hui : Mila, Adel, Imane et Rania, et deux enfants d’hier : Géraldine et Maxyme, racontent comment on grandit avec un parent en prison.


A leurs côtés, Arbia, une éducatrice spécialisée qui a d’abord accompagné des mineurs au parloir dans le cadre professionnel avant de devoir y conduire son neveu et ses deux nièces. Mais aussi Gérard Benoist, président de l’Union des fédérations régionales des maisons d’accueil des familles et proches de personnes incarcérées ; Philippe Dufour, directeur du quartier femmes et mineures du centre pénitentiaire des Baumettes à Marseille ; Florence Duborper, psychologue, directrice du Relais enfants parents Paca des Baumettes ; et Caroline Touraut, sociologue passée de l’administration pénitentiaire à l’Observatoire national de la protection de l’enfance, auteure du livre "La famille à l’épreuve de la prison ». 

N°1

#1 "Je vois la voiture de police et dedans y avait ma mère »

Dans ce premier épisode, Adel, Imane, Rania, Arbia, Géraldine et Maxyme reviennent sur le choc de l’arrestation et de l’incarcération. Le point de rupture qui a fait basculer leurs vies. Qui a chamboulé leur quotidien. La séparation, les interrogations, le manque, la culpabilité ou encore la honte.


Ce documentaire en six épisodes est consacré à ceux qui grandissent ou ont grandi avec un parent en prison, trop souvent occultés voire stigmatisés. Mais aussi à ceux qui les connaissent le mieux

N°2

#2 L’insouciance, elle est terminée

Dans ce deuxième épisode, Adel, Rania, Arbia, Géraldine et Maxyme brisent le tabou de la prison. Ils évoquent l’incompréhension, la stigmatisation, l’isolement, le poids du secret et du mensonge. La nécessité de dire la vérité aux enfants et d’être à leur écoute.


Pour aider à parler de l’incarcération, l’Uframa a développé des outils (carnets, dessin animé) mis à disposition sur son site : www.uframa.org. Un autre site a été créé spécifiquement pour les ados : www.gardercontact.fr

N°3

#3 "Je me suis adapté pour garder ce lien avec mon papa »

Dans ce troisième épisode, Mila, Adel, Imane, Rania, Arbia, Géraldine et Maxyme racontent le difficile maintien d’un véritable lien, les échanges étant limités, contrôlés et très encadrés. Qu’il s’agisse des parloirs ordinaires, des visites avec le relais enfants-parents, du courrier, des appels téléphoniques. Ou encore de l’accueil de certains bébés en cellule avec leur mère incarcérée, dans le quartier nursery de l’établissement pénitentiaire.


Ce documentaire en six épisodes est consacré à ceux qui grandissent ou ont grandi avec un parent en détention, trop souvent occultés voire stigmatisés. Mais aussi à ceux qui les connaissent le mieux.

N°4

#4 "Au parloir, rien n’est pensé pour les enfants »

Dans ce quatrième épisode, Adel, Rania, Arbia, Géraldine et Maxyme livrent leur expérience douloureuse des parloirs. Du trajet jusqu’à la prison à la fouille en passant par les box en eux-mêmes. Ils sont décrits comme exigus, sales, inadaptés aux enfants qui n’ont souvent pas accès à des toilettes et à un point d’eau, et ne disposent d’aucun support de jeu ou d’échange. Des moments inconfortables, dans un milieu anxiogène, qui sont pourtant au cœur du maintien des relations avec la personne incarcérée pour 95% des enfants visitant leur parent. Seuls 5% d’entre eux ayant accès aux salles des relais enfants-parents et la plupart ne bénéficiant d’aucun accompagnement.

N°5

#5 "J'avais compris que c'était pas le pays des Bisounours »

Dans ce cinquième épisode, Adel, Imane, Rania, Arbia, Géraldine et Maxyme confient leur inquiétude pour leur parent dans ce milieu hostile, leur malaise, leur maturité précoce, jusqu’à une inversion des rôles et une « parentification » des enfants. Le temps de l’incarcération mais aussi au moment délicat de la libération.

N°6

#6 "Est-ce que je porte un gène de la délinquance ? »

Dans ce sixième et dernier épisode, Rania, Arbia, Géraldine et Maxyme se livrent sur l'impact de l'incarcération sur leur construction personnelle et leur vision de la société. Ils s’interrogent sur leur héritage, sur le déterminisme familial et surtout social. Ils égrainent ce qui pourrait être fait pour améliorer le sort des enfants de personnes détenues. Et disent leur espoir d’en avoir aidé certains, en témoignant ici.


Ce documentaire est consacré à ceux qui grandissent ou ont grandi avec un parent en détention, trop souvent occultés voire stigmatisés. Mais aussi à ceux qui les connaissent le mieux.


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