Deux semaines pour trouver un logement... La CGT pénitentiaire dénonce les conditions d’accueil des stagiaires aux Baumettes.
La débrouille pour les surveillants - La CGT pénitentiaire dénonce les conditions d’accueil des stagiaires aux Baumettes. @lamarsweb pic.twitter.com/1JlBjZXVeb
— framafad paca corse (@WaechterJp) January 24, 2025
• M.R.
Sur les 89 stagiaires de la 219e promotion de l’École nationale de l’administration pénitentiaire (Enap) affectés aux Baumettes, 80 vont devoir se débrouiller pour trouver un logement d’ici le 10 février.
Mission impossible pour la CGT pénitentiaire, selon laquelle les conditions d’accueil de ces futurs agents sont « une honte », s’indigne-t-elle dans un communiqué. « Nous avons été alertés ce matin. Notre administration se retranche derrière ses obligations légales, car rien ne l’oblige à loger les personnels, mais à l’heure où on nous parle de lutte contre le narcobanditisme, dans une des villes les plus exposées de France, qu’on met les moyens avec une des plus grosses promotions, rien n’a été anticipé », explique un des membres du syndicat. Une question de budget, affirme-t-il.
Planter la tente
Selon lui, « réussir à se loger dans un secteur en tension en un temps record, cela relève du miracle. Ils vont dormir dans leur voiture ou on va planter des tentes…»,ironise-t-il, évoquant le cas de ce futur agent qui débarque « des îles avec sa femme et ses cinq enfants».
Marseille est une ville à haut risque pour les pénitentiaires, rappelle également la CGT, évoquant le renforcement récent de moyens pour protéger les personnels de tous grades. Pour mémoire, la directrice des Baumettes et son chef adjoint ont vu leurs têtes mises à prix dans le cadre d’un contrat par des personnes se revendiquant de la DZ Mafia sur les réseaux sociaux en décembre.
«L’administration doit garantir un accueil digne et sécurisé pour ses agents et leur famille», estime la CGT, qui appelle à un plan d’hébergement d’urgence, une sécurité renforcée, un accompagnement pour les familles sur la scolarisation des enfants et un budget dédié.
Contactée, la direction interrégionale des services pénitentiaires n’a pas donné suite.
La Marseillaise, le 23 janvier 2025